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15/05/2009

Politique du handicap Medvedev ou Sarkozy ?

Depuis la prise de fonction de Dmitri  Medvedev comme Président de la Fédération de Russie, des changements sont intervenus pour les personnes handicapées. Le 24 septembre 2008 la Russie signe la convention  des Nations unies du 13 décembre 2006 relative aux Droits des personnes handicapées. Une étude sociologique concernant les Russes et les personnes handicapées réalisée conjointement  avec l’Union Européenne fait apparaître des résultats encourageants même si beaucoup reste à faire.
Quel bilan après deux ans de Présidence de Nicolas Sarkozy pour les personnes handicapées en France ?
Les revendications du mouvement,  Ni pauvre ni soumis , reste bien en deçà des espérances. Le montant, de l’allocation adulte handicapé demeure en dessous du seuil pauvreté. Après « l’affaire » du budget de l'Agefiph, le Canard enchaîné, dans un article intitulé : Les inadaptés n’ont qu’à s’adapter, se fait l’écho de l’inquiétude des travailleurs handicapés. De quoi s’agit-il ?
 Des Associations   gérant les 1 100 CAT (centre d’aide par le travail) aujourd’hui rebaptisé ESAT (établissement et service d’aide par le travail) qui permettent aux personnes handicapées de travailler  avec un accompagnement  personnalisé, dénoncent la baisse des budgets 2009.  Toutefois, en période de crise financière, de tels choix sont peut être indispensables ?
Comme est surement  légitime,  pour raisons de sécurité lors de la visite de Nicolas Sarkozy, la demande faite aux familles de Châtellerault ayant de jeunes adultes handicapés de ne pas faire sortir leurs enfants dans la ville ?  Comme le titre le journal  la Nouvelle République  Les handicapés de l’APAJH cachés à la vue du Président  il était certainement tout aussi indispensable de demander au Directeur de la maison d’accueil de jeunes handicapés lourds, gérée par l’APAJH,  de bien vouloir faire rentrer ses résidents à l‘intérieur de l’établissement.
Parallèlement,  et ce malgré la crise, dans la Russie de Medvedev qui comme le rappellent parfois les médias traditionnels serait peu respectueuse de la diversité des citoyens et des libertés publiques, la fourniture aux personnes handicapées de voitures, est prévu avant le 1 juillet, par la ministre de la Santé publique et du Développement social Tatiana Golikova, comme aide technique pour compenser le handicap.

Commentaires

Merci de votre article qui est édifiant par rapport à notre Président de la République, quid de la politique du handicap en France ? On nous annonce Gilbert Montagne comme Secrétaire d'Etat au handicap au futur remaniement ministériel .Le devenir du CNCPH lors de son renouvellement qui devrais intervenir prochainement : j'ai bien peur qu'il devienne une instance au "ordre du Président . Bravo pour le blog

Écrit par : frederic | 21/05/2009

Bonjour kolosyki,

Vous m'avez écrit sur le blog "Brouillon de Vie". Tout d'abord merci.

Vous citez : "L'intégration avec un Etat qui ne donne pas les moyens ?"

Le problème, c'est qu'il y a bien les moyens mais qu'ils sont mal utilisés.

Dans ce pays, on met des postes pour cela, mais pour faire les gratte papiers, des papiers et encore des papiers, et on renvoie encore à d'autres papiers, cochons surtout la bonne case, mais ce n'est jamais assez, alors on met des ordinateurs avec des fichiers qui se dilapitent (ainsi est-ce cela le traitement de l'humain ???), beaucoup de temps dans les papiers, de la bureaucratie, de la technocratie et culpabilisant la plupart du temps, les moyens, c'est nous tous, si chacun se sentait citoyen à part entière, et bien il réagirait, le citoyen dort en nous, parce que assaillit par le mensonge et l'erreur.

En effet, il n'ait pas écrit dans les lois que les personnes doivent travailler ensemble, en laissant l'enfant à l'école, et ne ressort donc que de la volonté.

Ce n'était pas des lois de 2005 que nous avions besoin mais de la réforme des programmes et des services. Mais on réforme et on fait encore pire ! On élimine !

Argent public déversé à des associations privés qui couvent l'exclusion et font la ségrégation (faut arrêter de faire les hypocrites)... Privatisation de l'école publique peu à peu... Sectarisme, communautarisme...

Bon allez. Je vais donner mon compte rendu à l'Inspecteur de l'Education Nationale, de tout ce que nous avons relevé en collectif.

Voici :

Points relevés en collectif
La plupart du temps, les rentrées scolaires ne sont pas du tout préparées lors des passages maternelles, primaires, collèges, lycées.
Il y a un manque de dispositifs adaptés (UPI dans les collèges et lycées) pour faire suite au primaire (suite logique des CLIS). Les parents ne savent donc pas dans la plupart des cas où va se retrouver leur enfant et seulement que très tardivement, les parents, ici, présents, redoutent les orientations en établissements médico-sociaux, des décisions d’orientation ne se font pas systématiquement aux plus proches des familles et des besoins particuliers pour leur enfant qu’ils souhaitent voir en place.
Compte-tenu du petit nombre de parents présents pour l’instant, nous ne pouvons pas apporter plus de précisions, et construire les analyses des plus pertinentes.
La sortie de l’UPI au collège et l’avenir professionnel soulèvent aussi beaucoup d’inquiétudes, les parents n’ont pas vraiment de connaissance d’éventuels dispositifs permettant l’accompagnement nécessaire pour leur jeune dans la vie professionnelle ou pour pouvoir poursuivre leur scolarisation dans les lycées professionnels (UPI par exemple), etc.
Les résistances pour ne pas vouloir orienter les enfants en situation de handicap en milieu ordinaire (souvent évoqués aux parents ici présents) même avec l’instauration d’un dispositif adapté (CLIS, UPI) en primaire, collège, lycée, sont argumentés la plupart du temps sur la question de « niveau ». A ce sujet, des parents indiquent que l’argument du niveau n’est qu’accessoire, qu’il n’a sûrement pas lieu d’être évoqué comme prétexte puisqu’il s’agit bien d’évaluer tous les progrès de l’enfant et ce, dans tous les domaines, cognitifs, social, langagiers, moteur, etc, et qui doit être inscrit par l’élaboration d’un PPS (Projet Personnalisé de Scolarisation) mobilisant toute une équipe de suivi de scolarisation avec des objectifs bien définis pour répondre aux besoins éducatifs particuliers de l’enfant et lui permettre de poursuivre son cursus scolaire en milieu ordinaire.
Faire changer la connotation négative du handicap ou de la déficience renvoyée par le monde dit « ordinaire » (tant de certains enseignants, parents, et des autres élèves de l’établissement scolaire). A ce propos, des parents indiquent que certains enseignants de SEGPA et d’UPI se trouvent aussi souvent isolés (impression de mise à part), ces enseignants sont aussi confrontés avec cette même problématique que les parents et leurs enfants « d’isolement ou de mise à l’écart » avec leurs élèves provoquées par la mauvaise image que renvoie la grande difficulté scolaire ou le handicap au regard de leurs autres collègues et des autres élèves du collège, etc : préjugés, rumeurs, et fausses interprétations.
Un parent indique que le fait qu’il y ait une CLIS ou une UPI dans l’établissement scolaire doit logiquement dépendre d’un projet d’établissement, et implique donc tout le collège, déployant ainsi d’étroites collaborations et un véritable travail d’équipe, c'est-à-dire entre tous les enseignants et les autres élèves, les parents, etc, et ne devrait ni reposer que sur les seuls épaules de l’enseignant spécialisé et/ou des parents d’enfants en situation de handicap.
Voir annexe 3 : circulaire sur les UPI, suite logique des CLIS.



Points particuliers :
Transports :
Des parents expliquent que les transports ne sont pas adaptés au rythme de leurs enfants, en effet, certains passent plus d’une heure de trajet avec la fatigabilité que cela induit. Ils souhaitent des solutions respectueuses de leur enfant dans les transports. Un autre parent indique aussi la difficulté avec une société de transport qui arrivait avec plus d’une heure de retard par rapport aux cours et son intervention à ce sujet.
Formations des enseignants :
Les parents soulèvent par ailleurs, un réel manque de formation d’un enseignant d’une CLIS et indiquent que leurs enfants ont beaucoup régressé depuis le changement d’enseignant, il y a 2 ans. Ils ne savent pas comment faire pour pouvoir faire évoluer cette situation. A cet effet, ils demandent à la FCPE si elle peut intervenir à ce sujet, ils souhaitent vivement que cette situation puisse s’arranger très rapidement.
Intercours :
L’AVSco (Auxiliaire de Vie Scolaire collective) n’intervient que dans la classe. Certains enfants (parfois en fauteuil) restent complètement isolés et esseulés sans aucune intervention humaine dans la cour afin de permettre de faire développer les interactions nécessaires entre élèves (actions solidaires entre élèves, actions de tutorat par exemple, etc). Les parents ne savent pas non plus comment ça se passe à la cantine, il n’y a pas non plus d’AVSco ou d’intervention humaine.
Accompagnement par les AVS Assistant de Vie Scolaire :
Des parents expliquent qu’il a fallu faire appel au journal du centre pour passer les résistances à la scolarisation, tant que dans d’autres journaux régionaux et nationaux. L’école maternelle de référence de l’enfant a toujours refusé l’accueil, il a fallu rechercher une autre école qui a accepté une scolarisation à temps partiel avec AVS. Par ailleurs, un des parents explique qu’un de leur enfant est accompagné par le CNED depuis cette année (grande section) et bénéficie d’un répétiteur à domicile pendant 3 heures par semaine pour augmenter son temps de scolarisation qui n’est toujours que de 2 matinées par semaine faute d’une quantité suffisante d’heures d’accompagnement par l’AVS. Le répétiteur est un enseignant, qui sans aucune formation s’est complètement investi avec beaucoup d’humanité pour répondre aux besoins particuliers de cet enfant.
Fonctionnement de l’institution, rôles des différents acteurs :
Certains parents ne sont pas toujours informés, ni accompagnés dans leur démarche pour leur enfant, il n’y a aucun objectif pédagogique de mis en œuvre. Certains parents (alors que leurs enfants sont en CLIS) n’ont jamais rencontré une seule fois l’enseignant référent,
il n’y a d’ailleurs jamais eu de réunion d’équipe de suivi de scolarisation. Ils ne rencontrent par ailleurs, jamais les autres parents, ils ne se réunissent jamais. Il y a un réel manque d’informations et d’échanges, tant auprès des enseignants, que des parents (fonctionnement de la MDPH, CDAPH, enseignant référent, fonctionnement de l’institution scolaire) autant que d’échanges entre enseignants spécialisées et ordinaires ou vis-versa (transmissions des compétences, regards à croiser sur les élèves) et des adaptations nécessaires dans les établissements scolaires afin de ne pas instrumentaliser les difficultés et/ou le(s) handicap(s) qui font trop souvent de la situation de l’enfant et celle de ses parents, tant d’objets de sollicitudes dont les excès constituent les principales barrières de la rencontre et de la connaissance.

Signé une citoyenne du monde...

Écrit par : Crépuscule | 31/05/2009

Bonjour Crépuscule
Merci pour votre témoignage qui illustre longuement les manques de la politique du handicap en France et plus particulièrement de l’intégration scolaire. En quelques mots, car cela dépasserait le cadre de Russie en Roulettes ; en ce qui concerne les moyens : ils demeurent insuffisants et votre commentaire montre aussi la solitude des parents ayant un enfant en situation de handicap .En 40 ans, la scolarisation en « milieu ordinaire » s’est développée. Adulte en situation de handicap (IMC), et socialement bien intégré, je n’ai connu jusqu’au bac que l’enseignement adapté. Heureusement car je n’aurai certainement pas pu poursuivre mes études jusqu’à un 3ème cycle universitaire.
C’est pourquoi je pense que les établissements spécialisés ne doivent pas être systématiquement rejetés, ils ont toute leur place dans la formation, l’important c’est de pouvoir choisir la solution la mieux adaptée.
Sans doute aurons-nous l’occasion de reprendre ce débat sur votre BLOG.

Écrit par : kolosyki | 01/06/2009

Ok... J'ai aussi pensé comme vous concernant les ets spé.

En France, les établissements spé. ne scolarisent pas, sauf en ce qui concerne la déficience visuelle et la déficience auditive. De plus, ces établissements sont éloignés des parents, ce qui vient aussi à considéré, que les droits et devoirs des parents et ceux des enfants sont peu considérés.

Un enfant dit "handicapé" devient un dossier, un handicap, une maladie qui faut éliminer du contexte "normal".

Certes j'ai aussi pensé comme vous, lorsqu'Etoile (qui n'a pas de handicap moteur), une structure flambante neuve à un prix exhorbitant (mais peu importe) a apporté tout le contraire d'une scolarisation mais un tel acharnement de constat, une maltraitance tant institutionnelle, et une maltraitance aussi physique...

Certes, il ne faut pas non plus, partir de son expérience personnelle pour en faire une généralité...

Je pense aujourd'hui pour ce qui nous concerne (en perso.), que les 250 Euros par jour (prix de journée d'hospitalisation) sont parfaitement abusés et qu'ils peuvent servir pour faire une école autrement pour tous.

Les élèves dits "ordinaires" ne suivent pas non plus les programmes actuelles, l'Education Nationale n'évolue pas, pas plus que les ets spécialisés. Et cela vient des personnes et des mentalités aussi.

C'est médico-administratif, beaucoup d'argent dans le médico-administratif, du chantage et de la répression au nom du handicap, chassé le handicap au yeux de la "norme" qui n'est qu'artificiel et qui dicte ses traits de dictatures...

On en est resté papier crayon... Des enfants avec handicap dit "mental" sont très forts aussi par rapport aux nouvelles technologies, etc.

En fait, la déficience ne se trouve pas forcément où on la croit.

La démocratie pour des personnes qui ont bien suivi les programme (donc non handicapées) mais capables parfois du pire, des pires attrocités.

Voilà, du côté humaniste.

A bientôt.

Écrit par : Crépuscule | 06/06/2009

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